Protéger les droits de l’auteur et du traducteur pour encourager la traduction en Algérie

Les participants à la deuxième session des ateliers de traduction vers la langue amazighe (Illizi, 25-31 décembre 2016) ont été unanimes à souligner la nécessité de veiller à la protection à la fois des droits des auteurs et des traducteurs. Ils ont mis l’accent, à l’issue de leurs travaux samedi soir, sur la nécessité de garantir les droits de traduction pour le traducteur et l’auteur, dans le but d’encourager les opérations de traduction en Algérie, ainsi que d’encourager la traduction de la langue amazighe vers les langues arabe et étrangères. L’élargissement de la traduction vers tamazight en y intégrant les ouvrages de sciences sociales et humaines et de critique littéraire, ainsi que des ouvrages de littérature universelle, dont ont besoin les étudiants des instituts de langue et de littérature amazighe dans différentes universités du pays, ont constitué d’autres recommandations ayant sanctionné les travaux de ces ateliers. Dans le but de promouvoir la langue amazighe, les participants ont préconisé son introduction parmi les langues que l’on traduit ou vers lesquelles on traduit dans les instituts de traduction des universités algériennes, en plus de l’élaboration de glossaires en tamazight d’expressions toutes faites, de concepts linguistiques, de citations et proverbes existants dans les langues arabe et française. Intervenant à cette occasion, le secrétaire général du Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA, initiateur de ces ateliers), Si El Hachemi Assad, a estimé que la langue amazighe a connu une « importante évolution » depuis sont introduction dans la dernière révision constitutionnelle comme langue nationale et officielle, aux cotés des autres constantes de la nation algérienne que sont l’Islam et la langue arabe. M. Assad a, dans ce cadre, mis en exergue les efforts du président de la République pour le confortement de l’identité nationale, et ce à travers une batterie de réformes introduites dans la constitution, dont la constitutionnalisation de la langue amazighe en tant que langue nationale et officielle pour toute l’Algérie. L’intervenant a, par ailleurs, indiqué que le HCA envisageait l’organisation d’une autre activité dans la wilaya d’Illizi, en coordination avec l’association de wilaya d’amitié, d’échange et de loisirs, à savoir un festival national de poésie amazighe dans ses différentes variantes d’expression en Algérie, et ce dans le cadre de la célébration en 2017 du centenaire de l’écrivain-chercheur Mouloud Mammeri. Le wali d’Illizi, Atallah Moulati, a souligné, de son côté, l’importance de cet évènement culturel dédié à la langue amazighe, en tant que langue nationale et officielle, appelant à multiplier ce genre de rencontres représentant un socle pour la recherche académique et un moyen de contribuer à la consolidation de l’unité nationale. Cinq ateliers de travail ont marqué les travaux de cette deuxième session des ateliers de traduction vers la langue amazighe, et se sont soldés aussi par le choix de sept (7) ouvrages à traduire vers tamazight d’auteurs algériens édités en langues arabe et française.

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